vendredi 10 février 2017





ESSAI SUR LE SON MENTAL



Malgré tous nos efforts pour être discursifs, nous raisonnons le plus souvent par « résonance », similarité et assonance : en effet, le substrat sonore complexe, analogique et algorithmique, de notre pensée, s’avère porteur d’un schéma directeur incontournable.
Nous serons, cependant, d’autant plus libres, non asservis à nos images sonores, que nous acquerrons, outre une attention auditive mentale profonde et longuement soutenue, la capacité à réellement conscientiser et analyser toutes ces figures sonores que nous forgeons : utilisant ainsi cette « intelligence musicale » que nous possédons tous et qu’une éducation spécifique développera, si elle est suffisamment réflexive.
Nos sons mentaux coexistent avec la fréquence fondamentale particulière qui signe notre corps physique : une syntonisation harmonieuse et « harmonique », en pleine maîtrise,  nous mène autant à préciser notre identification qu’à atteindre notre plein potentiel.

C’est par et au sein de l’élaboration en toute conscience de notre paysage sonore mental que nous devenons à part entière des êtres de création : auteurs des mondes que nous projetons, et dans lesquels nous expérimentons toute la mesure de notre Liberté, par-delà les frontières de tout univers connu et reconnu.



Colette Mourey étudie le "son mental" sous divers angles d'attaque, démontre l'existence de ce phénomène, définit son champ d'action et cerne la musique associée à la réflexion et à la pensée. Elle se réclame de la transversalité et de la transdisciplinarité, insiste sur l'indispensable attention mentale auditive et sur l'éducation auditive réflexive, autrement dit formant un trinôme : Musique-Réflexion-Pensée. Nous possédons tous une "intelligence musicale", une éducation spécifique la développera si elle est suffisamment réflexive.




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