http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=50492
L’intention
crée littéralement le son : le « son mental », forgé par toute
une première série de déductions à partir de la culture sonore propre à l’individu, précède et guide la perception du « son
physique », le transfigure, participe pleinement à son émergence, et en
modifie profondément les qualités : avant, comme pendant et après tout
l’ensemble du processus.
Enfin,
si la perception et l’élaboration continuelles de bruits et de sons plus cérébraux
que strictement physiques contribuent à l’émergence de la pensée, les
structures ainsi formées, par leur complexité intrinsèque, la remodèlent et la
réorganisent d’emblée, dépassant sans cesse le flux plus linéaire de la tridimensionnalité incarnée, dans un mouvement
d’individuation, de hiérarchisation et
de réappropriation manifestement beaucoup plus large.
De
la même façon que l’entendement peut alors passer d’une structure à l’autre, se
centrer sur différentes qualités et dimensions de la perception, volontairement
s’attacher à l’un ou l’autre plan
sonore, on pourra effectuer la comparaison avec notre mode d’existence dans
l’univers physique.
En
lien avec la notion quantique d’« univers parallèles », au sein d’une
conception informationnelle holographique, c’est le même type d’attention soutenue
mais/et détachée (un peu en retrait et suffisamment observatrice) qui permet
aisément de passer d’une probabilité à une autre, d’où d’un univers à l’autre, par
décohérence initiale et institution d’une cohérence nouvelle au sein du champ potentiel
du « multivers »[1].

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire